Stop aux nanoparticules !

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exigent un moratoire sur les nanoparticules dans les produits alimentaires courants

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Pourquoi cette pétition ?

Dernières minutes…

L’INRA a publié aujourd’hui dans la revue Scientific Reports (Nature) une étude sur les effets de l’ingestion de nanoparticules de dioxyde de titane : lésions pré-cancéreuses, immunité altérée, pénétration de la paroi intestinale, … Cette étude observe des troubles du système immunitaire liés à l’absorption de la fraction nanoparticulaire de l’additif E171. Les chercheurs du programme Toxalim démontrent que l’ingestion chronique de dioxyde de titane engendre « de façon spontanée des lésions prénéoplasiques dans le côlon ».

Le dioxyde de titane, plus connu sous l’appellation E171, est très couramment utilisé dans l’alimentation en tant que colorant. On le retrouve dans de nombreux produits destinés aux enfants : bonbons, chewing-gum, biscuits, chocolats, sauces…

Au vu des résultats de cette étude qui vient s’ajouter à d’autres études inquiétantes, le principe de précaution doit s’appliquer. Les enfants sont en première ligne : ils seraient deux à quatre fois plus exposés au dioxyde de titane que les adultes du fait de leur consommation de confiseries.

Des nanos, c’est quoi ?

En une dizaine d’années, des substances aussi minuscules qu’extrêmement réactives, ont envahi notre quotidien : les nanoparticules de dioxyde de titane, de dioxyde de silice, nanotubes de carbone, nanoargent… Difficile de quantifier leur présence car la transparence est loin de régner dans ce domaine…

La miniaturisation de ces particules leur confère des propriétés inquiétantes. C’est ce changement d’échelle qui leur permet de se disséminer et de s’accumuler partout, engendrant des risques nouveaux. Bien que leur toxicité pour la santé et l’environnement soit de mieux en mieux documentée, cela n’empêche pas qu’elles soient déjà commercialisées sans contrôle, sans traçabilité et sans évaluation sérieuse préalable.

Agir pour l’Environnement mène l’enquête !

Agir pour l’Environnement a confié à un laboratoire reconnu la recherche de nanoparticules dans six produits alimentaires courants :

  • nanoparticules de dioxyde de titane (additif colorant E171) dans la blanquette de veau William Saurin, des chewing-gums Malabar, des biscuits Napolitains LU et le chewing-gums New’R.
  • nanoparticules de dioxyde de silice (additif antiagglomérant E551) dans un mélange d’épices pour guacamole de la marque Carrefour.

Les analyses révèlent que les 6 échantillons testés contiennent tous des nanoparticules.

Selon la réglementation européenne, la mention [nano] aurait dû figurer sur les étiquettes. Alors que nos enquêtes dans les rayons des magasins ne nous ont pas permis d’identifier un seul produit étiqueté [nano], il est à craindre que d’autres produits alimentaires contiennent des nanoparticules.

Cette enquête apporte la preuve qu’il y a défaillance dans l’information et la protection du consommateur. La réglementation, pour laxiste qu’elle soit, n’est même pas appliquée !

L’intérêt des nanos dans l’alimentation est pourtant loin d’être avéré ! ll s’agit essentiellement de rendre plus “attractif” un produit (modifier sa couleur, son goût, sa texture…). Ces substances nano-particulaires font courir des risques inutiles au consommateur qui se voit, en plus, privé du droit de choisir.

Pour un moratoire sur les nanos !

De nombreuses études scientifiques montrent que ces substances infiniment petites (un milliardième de mètre) peuvent plus facilement franchir les barrières physiologiques et ainsi se disséminer dans le corps humain et l’environnement. Des effets toxiques sont de mieux en mieux documentés : dommages à l’ADN, perturbation du fonctionnement cellulaire, affaiblissement du système immunitaire… L’ANSES et l’OMS appellent à la prudence et recommandent le principe de précaution.

En toute discrétion et avec l’aval implicite de l’Etat qui n’a pas voulu édicter une réglementation stricte, les consommateurs ingèrent donc des nanoparticules.
Alors que les nanoparticules s’introduisent de plus en plus dans les biens de consommation sans transparence, sans traçabilité et sans régulation, il est urgent d’instaurer un moratoire, pour éviter qu’un nouveau scandale sanitaire comme celui de l’amiante ne se reproduise.

Les Ministres de la santé, de l’écologie et la Secrétaire d’Etat à la consommation doivent également obtenir le retrait des 6 produits analysés par Agir pour l’Environnement et contenant des nanoparticules !

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